Développer son potentiel entrepreneurial : l’avenir de tous

Bien sûr, nous ne serons pas tous créateurs d’entreprise. Mais tous, plus ou moins, allons adopter, si ce n’est déjà fait, de nouveaux réflexes entrepreneuriaux.

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La création d’entreprise, telle qu’encouragée par Emmanuel Macron, n’est que la partie émergée de l’iceberg. L’état d’esprit entrepreneurial est une lame de fond, porteuse de motivation et d’innovation. C’est une lame de fond qui répond aux aspirations profondes des entreprises. Elle emporte avec elle les personnes, les millenials comme les seniors qui ont les mêmes motivations.

Nous ne deviendrons certes pas tous créateurs d’entreprise. Mais tous, que ce soit dans un grand groupe ou une start-up, nous adoptons de nouveaux réflexes : groupes de travail collectif, abandon du travail en silos, réflexion autour des usages et des marchés, apprentissage de l’échec et du rebond, etc.

Les entreprises doivent favoriser l’autonomie des collaborateurs pour gagner en intelligence collective

Terminé le taylorisme. Bonjour le management participatif avec une forte volonté de faire monter en autonomie les collaborateurs, tout en gardant un contrôle attentif.

Les entreprises doivent être agiles, adapter leur organisation, anticiper les changements pour maintenir ou développer leur compétitivité. Elles y parviendront en sachant accueillir la relève, en lui donnant confiance et autonomie, en lui permettant d’expérimenter… et de remettre en cause le modèle social traditionnel

Anne, Cudkowitz, Arthur Hunt Transition, tribune parue sur le site www.lemonde.fr.

Dans un monde de plus en plus complexe, les entreprises ne peuvent en effet plus se contenter d’exécutants. Elles ont besoin de la souplesse et de l’autonomie des collaborateurs pour nourrir l’intelligence collective.

Les collaborateurs ont besoin de s’accomplir et trouver un sens à leur travail

Aujourd’hui, plus de 90 % des travailleurs français sont des salariés. Mais demain ? D’ici 50 ans, il est vraisemblable que plus de la moitié seront des travailleurs indépendants. Les espaces de co-working pullulent de plus en plus dans les grandes villes. De plus en plus, les entreprises auront des collaborateurs réguliers, qui ne seront plus uniquement des salariés.

Burn-out, bore-out : la tentation est en effet grande de tout plaquer. La préoccupation majeure est désormais l’accomplissement de soi. Trouver un travail ayant du sens est vital.

Avoir gagné en autonomie sur le « comment faire » n’est plus suffisant. Il faut aussi savoir « pourquoi le faire ». Les collaborateurs ont besoin d’un espace de créativité avec une large place à l’expérimentation. C’est ainsi que les entreprises ont eu l’idée d’encourager l’esprit entrepreneurial et l’innovation chez elles, d’insuffler de la culture start-up dans les grands groupes, de favoriser l’intrapreneuriat.

Le travail de demain, ce sera de récréer du sens dans l’action professionnelle et d’appréhender le travail comme un espace d’épanouissement et d’engagement. Les slasheurs (les pluriactifs) ont ainsi bouleversé le monde du travail. Les frontières entre le professionnel et le personnel s’effacent, les entreprises s’organisent en réseaux décentralisés basés sur la confiance, le développement et l’autonomie des collaborateurs.

Etat d’esprit entrepreneurial : les qualités primordiales

Tout le monde n’est bien sûr pas fait pour l’entrepreneuriat. Mais tout le monde peut désormais avoir cet état d’esprit. Pour cela, quelques traits de caractère sont nécessaires :

  • L’art de penser grand (Think Big). « Ils ne savaient pas que c’était impossible alors ils l’ont fait » Mark Twain
  • L’envie d’apprendre, de se former continuellement. « Celui qui aime apprendre est bien prêt du savoir » Confucius
  • L’expérimentation pour innover mieux, en apprenant de ses erreurs. « Je n’ai pas échoué, j’ai simplement trouvé 10 000 solutions qui ne fonctionnent pas », Thomas Edison
  • L’envie de toucher à tout, pour ne pas rester coincé dans une hyperspécialisation, pour créer des passerelles entre ses différentes missions, s’inspirer des best practices de ses expériences.
  • Le décloisonnement entre les activités pro et perso. « Choisissez un travail que vous aimez et vous n’aurez pas à travailler un seul jour de votre vie », Confucius
  • Le leadership naturel pour « Les leaders ne forcent personne à les suivre, ils les invitent à un voyage » Charles S. Laue
  • Le goût de l’échange, de la mise en relation entre les individus, de solidarité et de partage. « Venir ensemble est un commencement ; rester ensemble est un progrès ; travailler ensemble est un succès » Henry Ford
  • La confiance et le temps pour l’établir, ou l’art du slow business et du slow management. « Opter pour le slow business, c’est mettre de l’éthique dans les affaires » Pierre Moniz-Barreto.

Ce sont parmi ses qualités que nous allons puiser chez nos managers de transition pour répondre aux besoins des entreprises dans leur transformation.

Demain, tous entrepreneurs ? Arthur Hunt Transition lance une enquête exclusive sur le sujet. Participez-y : merci de prendre quelques instants pour répondre à notre enquête